... C'est pourtant la situation sociale qui devient la plus préoccupante. De nombreux travailleurs ont perdu leur emploi suite à la fermeture de plusieurs entreprises des zones franches ou consécutivement à des plans sociaux auxquels durent se résoudre d'autres sociétés. Le spectre d'une autre journée de pillages généralisés, comme ce fut le cas le 26 janvier 2009, est sérieusement envisageable avec toutes les conséquences dramatiques d'une révolution prolétarienne. La fracture sociale est encore plus scandaleuse, aux yeux d'une partie de la population malgache, que se multiplient les scandales économiques et l'évocation de milliards détournés... Lire l'article Chronique de Vanf : À l'ordre du jour - l'Express de Madagascar
Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...