Le Commissaire à la paix et à la sécurité Ramtane Lamamra avait proposé une nouvelle rencontre aux chefs de mouvances à Addis-Abeba le 8 au 10 mars prochain mais Andry Rajoelina aurait envoyé mardi une lettre au GIC (Groupe International de Contact) annonçant qu'il ne participera pas à cette réunion pourtant sensée à trouver une issue avant l'application des sanctions. Andry Rajoelina donc sera absent sous prétexte qu'il se consacre pleinement au "Teny ifampierana" qui a débuté hier au CCI à Ivato sans doute une façon de contourner les accords de Maputo du 9 aout 2009 selon les observateurs . La Communauté Internationale exige l'application des accords de Maputo et l'acte additionnel d'Addis-Abeba pour règler de façon neutre, inclusive et consensuelle la crise politique malgache .
Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...
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