Accéder au contenu principal

Rasamimaka Mahefalahy: les dirigeants sont ceux qu'on doit changer, pas la constitution

Madagascar Online : Le premier magazine d'actualité en ligne, spécialisé sur Madagascar
Rasamimaka Mahefalahy: jurist,politician des mouvances Marc Ravalomanana et Madagasikara de Toamasina, interviewé à propos de la situation du pays

Madonline(M): Comment voyez vous la situation nationale?

Rasamimaka Mahefalahy(RM): le pays est dans un chaos sans précédents.Le peuple Malagasy n'a jamais vécu ainsi sous l'ancien président Marc Ravalomanana. Le pouvoir d'achat a dégringolé,l'argent se fait rare, meme nous autres,juristes, constatons une rétraction de notre marché. La démocratie est politiquement laissée aux oubliettes en ce moment. Notre société devient une une société de Maitres et de Sujets, les maitres étant la HAT.

M: l'établissement d'une nouvelle constitution est devenu le thème principal, qu'en dites-vous?

RM: la 4ème République ne constitue pas une solution selon moi. La 3ème République ne nécessitait que des améliorations, Madagascar n'a pas besoin de remettre en question toute la constitution. Madagascar a eu droit à plusieurs constitutions. Selon moi, aucune ne sied à nos attentes aussi bien que celle de la 3ème République. Pas besoin de changer de constitution, il faut changer de leaders. La HAT gache du temps et de l'argent à essayer de construire une nouvelle constitution. Le plus étonnant dans la manoeuvre de la HAT, c'est que personne dans l'histoire n'a jamais osé critiquer la constitution haut et fort sur la place du 13 Mai. La HAT a des motivations voilées.

M: une solution de votre part?

RM: Entre Malgaches nous avons failli à la résolution du problème, meme à celle de la FFKM. Retournons donc à Pretoria, laissons la SADC et les autres entités internationales contribuer à l'effort. Nous autres des mouvances Marc Ravalomanana et Madagasikara, sont toujours prets à engager des pourparlers. Le noyau du problème reste la volonté politique française de dominer Madagascar.

M: un message?

RM: La main de Dieu a sévit, meme si Pharaon a persécuté les fils d'Israel. De la meme manière, le peuple Malagasy sera délivré du joug de la HAT.
Laissez moi l'opportunité de louer les efforts consentis par la communauté expatriée aux cotés des mouvances Ravalomanana et Madagascar, en hommage au GTT International et à ses partisans auxquels Toamasina est connectée aussi bien à travers la radio GTT et Internet que dans la lutte contre le régime autoritaire à Madagascar.

Par Mickaelys (Toamasina)

Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...

Pétard social ?

Madagascar Tribune mercredi 26 janvier 2011, par Patrick A. Deux ans déjà. Ou seulement deux ans ? Ce « lundi noir », le 26 janvier 2009, Antananarivo tombait dans un chaos imprévisible et indescriptible. Pillages et incendies échappaient à tout contrôle, et un vent de panique soufflait sur tout le pays. Au point qu’en contemplant un coucher du soleil que n’arrivaient pas à cacher les colonnes de fumée, l’on avait l’impression que n’importe quelle personne qui se serait dressée à ce moment là pour prendre le pouvoir l’aurait ramassé comme un fruit mûr. Qui plus est, elle aurait sans doute été acclamée comme le sauveur par une population apeurée. Tout paraissait préférable à cet effrayant néant auquel les Tananariviens étaient alors confrontés. Les occasions d’évoquer les aspects politiques de ce cataclysme n’ont pas manqué. Les lignes de partage sur ses causes, son déroulement ou ses conséquences ne manquent pas non plus, et deux ans après, nous ne sommes guère plu...