Contrairement à ce que la majorité croit dans le processus de recherche d'une sortie de crise, le professeur Raymond Ranjeva ne pense pas que les élections soient la meilleure solution permettant de résoudre d'une manière pérenne la crise qui perdure à Madagascar. Au cours de la conférence qu'il a accordée à la presse à la Rotonde Mahavoky , ce juge international en retraite annonce : « Les Malgaches ont une maladie et les élections ne sont pas les meilleurs médicaments. Ce n'est pas en votant pour une personne ou encore en usant des différentes technologies qui vont résoudre les problèmes existant à Madagascar mais c'est l'esprit en tant que Malgache qui est « malade » et doit être soigné. A cet effet, je propose, à titre d'offre de service, le programme « Vonjy aina » comme solution de sortie de crise ».
Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...