... Du début de la lettre jusqu’à la fin, il n’est pas une seule fois question ni allusion à l’ancien président Marc Ravalomanana. N’est-il pas un ancien président ? N’est-il pas un fils de ce pays ? ou est-il encore président en exercice ? Quoi qu’il en soit, l’omission volontaire ou non traduit mal la neutralité présumée de l’initiative ou du souhait du Directeur de cabinet de la Présidence. Les uns diront que c’est encore de l’unilatéralisme tandis que les autres constateront un flagrant délit d’exclusion au détriment du fihavanana et sur le dos de la conférence nationale que tous souhaitent inclusive. Le changement réclamé et attendu n’irait certainement pas dans le sens du respect et de l’esprit de pardon et de réconciliation, s’il en est ainsi... Lire l'article :Madagascar-Tribune.com | Traitement privilégié pour Zafy et Ratsiraka
Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...