Accéder au contenu principal

Madagascar : les politiciens verrouillent l’accord politique d’Ivato

AFRISCOOP


Les chefs de partis signataires de l’accord politique d’Ivato, en vue d’une sortie de crise ne veulent plus aucun amendement à ce texte. Ledit accord politique a pourtant été annoncé comme devant faire l’objet d’une discussion en travaux de commission durant la conférence nationale organisée par l’association des aînés dite « Raiamandreny mijoro ».
Une grande majorité des participants, dont ceux issus de la société civile et autres organisations non-gouvernementales ont fait part de leur souhait de débattre sur ce sujet lundi, lors de l’ouverture de la conférence nationale. C’est ce que les politiciens ont tout de suite mis une opposition ferme.
« En voulant apporter quelques retouches à cet accord politique, certaines personnes n’ont d’autres objectifs que d’avoir des sièges au sein d’une transition dite consensuelle. De notre côté, on pense que cette question de répartition des sièges ne mérite pas d’être débattue lors de cette conférence nationale, laquelle est censée réfléchir sur le bien de toute la population », s’est défendue, Lanto Rakotomavo, présidente nationale du parti TGV.
Raharinaivo Andrianatoandro, du parti TIM, le parti politique de l’ancien président Ravalomanana, a également confirmé que « l’accord politique en soi ne devrait plus connaître des modifications ». « L’article 6 de l’accord politique a déjà prévu une liste de thèmes pour être débattue à la conférence nationale. Il faut se cantonner à ces points pour ne pas se risquer dans des débats futiles », a-t-il continué.
L’accord politique d’Ivato a été signé le 13 août dernier par près de 100 partis dont la majorité sont proches du régime actuel. (Xinhua)

Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : La dissolution du gouvernement ne suffit pas, la Gen Z continue la lutte

  Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...