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Veillée funèbre de Raoul : Hommage joyeux des artistes et du public

Midi Madagasikara


Sa disparition a ému ses milliers d’admirateurs. Le palais des sports était trop petit pour contenir tous ceux qui auraient aimé être une dernière fois avec lui.
Il avait voulu qu’on ne s’attriste pas et qu’on ne  pleure pas sa disparition. Raoul devait être heureux d’entendre tous ces « hourras » et ces vivats qui résonnèrent hier, en début de soirée pour sa veillée funèbre.  Cette veillée fut particulièrement joyeuse et s’est déroulée à guichets fermés.
Le cortège funèbre est arrivé à 19h30 dans la cour du palais, le trajet depuisToamasina s’étant fait très lentement. Les haltes en cours de route furent très nombreuses, chacun voulant rendre hommage à la dépouille mortelle. C’est une haie d’honneur d’une centaine d’artistes qui l’accueillit. Sur scène, Goth et ses camarades entonnèrent une des compositions du défunt. Le public qui emplissait la salle était debout. Après cette entrée en matière, vint le moment des visites de condoléances. Le groupe Mahaleo fut le premier à le faire. Il fut suivi par la grande famille des artistes. Et puis vint celui du gouvernement. Lesmembres de la délégation furent accueillis par  une bordée de sifflets. Mais Dama intervint pour apaiser ces réactions hostiles. Les propos de l’artiste emplis de sagesse eurent le don de calmer l’assistance et le Vice amiral Hypolite Raharison Ramaroson, ministre des Affaires Etrangères, put, sans être dérangé, prononcer des mots de réconfort à la famille. Les artistes chantèrent « Mifankatiava ihany » et furent très applaudis. Les membres du groupe Mahaleo leur succédèrent pour un véritable concert. Les compositions de Raoul comme « Somambisamby », « Sao dia ataon’ialahy »  ou « Raha tsy ho eto intsony » réveillèrent l’ardeur des milliers de personnes présentes. « Isekely », «Mimosa » et beaucoup d’autres classiques du groupe furent entonnés. Une atmosphère de joie et de liesse emplit la salle. Comme dans les méga concerts auxquels Raoul a participé de son vivant. La veillée funèbre était devenue une grande fête.
Patrice RABE

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