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Les Tia Tanindrazana ne veulent pas de TGV au sommet de la Francophonie

The Times of Madagascar

12-10-2010| Écrit par GTT-IDF   
La Suisse accueillera le XIIIème sommet de la Francophonie du 22 au 24 octobre 2010, ainsi qu'en a décidé, le 16 décembre 2009 à Paris, la Conférence ministérielle de cette organisation.
A ce propos, le GTT Idf rappelle que ce sommet devait être organisé à Antananarivo et, notamment, grâce au succès diplomatique du Président de la République de Madagascar, SEM Marc Ravalomanana. En effet, le 19 octobre 2008 au Québec (Canada), ce dernier avait réussi, face à la République Démocratique du Congo. à obtenir l’organisation de ce sommet.

La stabilité du pays, à cette époque, mais également le fait qu'il ait donné l'assurance que le volet infrastructures d'accueil était déjà entièrement bouclé, avaient permis au Président Ravalomanna de l'emporter : la réussite éclatante des Jeux de la Francophonie, de la Conférence ministérielle de
la Francophonie et du sommet de l'Organisation des pays de l'Océan indien" tenus à
Madagascar respectivement en 2005, en 2006 et en 2008 témoignaient que notre pays détenait désormais le savoir-faire pour l'organisation de ce type d'événements.
 
Le coup d'Etat perpétré à Madagascar en mars 2009 a remis tout cela en cause. En effet, il convient de rappeler qu'après la prise de pouvoir par Andry Nirina Rajoelina par un putsch, qualifiée de « rupture de l’ordre constitutionnel » par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Madagascar est suspendu de l'organisation depuis le 2 avril 2009.

Nous, GTT Idf, soutenons avec force, la décision de l’OIF sous la Présidence d’Abdou Diouf, Secrétaire général, relative à la situation à Madagascar, de maintenir cette suspension suite au transfert anticonstitutionnel des pouvoirs depuis le 17 mars 2009.

Cet ordre constitutionnel étant loin d'être rétabli et compte tenu du régime dictatorial de l'autorité de fait, nous demandons fermement qu’aucune invitation ne soit adressée à Andry Nirina Rajoelina et qu’il soit interdit de parole s’il se présentait, à Montreux en Suisse, lors du prochain sommet des 70 chefs d’Etats et de gouvernements de la Francophonie. 
 
 

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