Accéder au contenu principal

Madagascar : Rajoelina critique la communauté internationale

AFRISCOOP


Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, a critiqué mardi l’immixtion de la communauté internationale dans la résolution de la crise malgache.
"Halte aux manipulations dont nous sommes victimes parce que nous y prêtons le flanc. Nous devrons assumer ! Chaque fois qu’un conseil extérieur nous conduit à mal faire, nous sommes coupables et nous devons assumer. Chaque fois que nous opérons un choix qui se révèle peu conforme aux intérêts supérieurs de la nation, nous sommes coupables, nous devons assumer", a déclaré M. Rajoelina à l’ouverture de la 36ème Assemblée générale de la Conférence permanente des Chambres Consulaires Africaines et francophones ( CPCCAF) à Antananarivo, en empruntant un extrait du livre ’’Lettre ouverte à l’Afrique cinquantenaire’’ d’Edem Kodjo, ancien Premier ministre togolais.
Edem Kodjo est aussi l’ancien secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et le médiateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la crise malgache.
"Le changement intervenu à Madagascar en mars 2009 est le résultat d’une aspiration populaire. Notre souhait serait que la communauté internationale prenne en considération ces aspirations au changement", a relevé le président de la HAT malgache.
"L’heure de nous même a sonné, il est temps de dire assez à la face de ceux qui, ouvertement ou sournoisement, veulent nous maintenir en l’état et contenir notre élan", a encore lancé Andry Rajoelina.
La HAT prévoit la tenue d’un référendum pour l’adoption d’une nouvelle Constitution le 17 novembre prochain suivi d’une élection communale anticipée le 20 décembre. D’autres élections vont se suivre en 2011 dont l’élection présidentielle.
Ce calendrier électoral contenu dans un accord politique signé à Antananarivo le 13 août dernier et avalisé lors d’une conférence nationale qui s’est tenue du 13 au 18 septembre. Les mouvances de l’opposition ont toujours récusé ce processus qui n’a pas encore reçu la bénédiction de la communauté internationale. (Xinhua)

Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...

Pétard social ?

Madagascar Tribune mercredi 26 janvier 2011, par Patrick A. Deux ans déjà. Ou seulement deux ans ? Ce « lundi noir », le 26 janvier 2009, Antananarivo tombait dans un chaos imprévisible et indescriptible. Pillages et incendies échappaient à tout contrôle, et un vent de panique soufflait sur tout le pays. Au point qu’en contemplant un coucher du soleil que n’arrivaient pas à cacher les colonnes de fumée, l’on avait l’impression que n’importe quelle personne qui se serait dressée à ce moment là pour prendre le pouvoir l’aurait ramassé comme un fruit mûr. Qui plus est, elle aurait sans doute été acclamée comme le sauveur par une population apeurée. Tout paraissait préférable à cet effrayant néant auquel les Tananariviens étaient alors confrontés. Les occasions d’évoquer les aspects politiques de ce cataclysme n’ont pas manqué. Les lignes de partage sur ses causes, son déroulement ou ses conséquences ne manquent pas non plus, et deux ans après, nous ne sommes guère plu...