Accéder au contenu principal

Madagascar : trêve de Noël pour la crise politique

Linfo.re



Madagascar : trêve de Noël pour la crise politique



Après s’être traités de tous les noms durant toute l’année, les antagonistes de la crise politique qui sévit à Madagascar depuis déjà deux ans ont déclaré vouloir observer une trêve pour les fêtes de fin d’année. 

 
Miracle de Noël : c’est une des rares fois où des membres du parti au pouvoir et de la principale formation de l’opposition partagent le même avis.
 
Par interview interposée, Hery Rasoamaromaka du parti TGV et Mamy Rakotoarivelo, une des figures de proue de la mouvance Ravalomanana, ont partagé leur souhait d’observer une trêve politique pour les prochains jours afin que la population puisse jouir pleinement des fêtes de fin d’année.
 
Conscients de faire vivre un véritable calvaire au peuple malgache depuis déjà deux ans, ces politiciens ont affiché leur volonté de calmer le jeu.
 
De son côté Mamy Rakotoarivelo, qui venait d’être entendu par les enquêteurs sur les actes de déstabilisation dans la Capitale, a réitéré son appel à la libération de ses compagnons de lutte emprisonnés depuis la mi-novembre.
 
"Tous les détenus politique, à savoir Fetison Rakoto Andrianirina, Zafilahy Stanislas et le Pasteur Edouard, devraient passer la fête de la nativité aux côtés de leurs proches", a-t-il soutenu.
 
Quoiqu’il en soit, les émissaires de la SADC emmenés par le Dr Léonardo Simao continuent toujours leur mission de consultation des forces en présence. Après une réunion avec le corps diplomatique, la délégation a rencontré tour à tour les leaders des trois mouvances et les formations proches de l’autorité de fait.


Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...

Pétard social ?

Madagascar Tribune mercredi 26 janvier 2011, par Patrick A. Deux ans déjà. Ou seulement deux ans ? Ce « lundi noir », le 26 janvier 2009, Antananarivo tombait dans un chaos imprévisible et indescriptible. Pillages et incendies échappaient à tout contrôle, et un vent de panique soufflait sur tout le pays. Au point qu’en contemplant un coucher du soleil que n’arrivaient pas à cacher les colonnes de fumée, l’on avait l’impression que n’importe quelle personne qui se serait dressée à ce moment là pour prendre le pouvoir l’aurait ramassé comme un fruit mûr. Qui plus est, elle aurait sans doute été acclamée comme le sauveur par une population apeurée. Tout paraissait préférable à cet effrayant néant auquel les Tananariviens étaient alors confrontés. Les occasions d’évoquer les aspects politiques de ce cataclysme n’ont pas manqué. Les lignes de partage sur ses causes, son déroulement ou ses conséquences ne manquent pas non plus, et deux ans après, nous ne sommes guère plu...