Accéder au contenu principal

Démenti du Pasteur Lala Rasendrahasina

Orange Madagascar



Le pasteur Lala Rasendrahasina, président du FJKM a démenti hier lors d'une conférence de presse sa présumée implication dans l'affaire radio pirate "Radion'ny Gasy". Il dénonce une diffamation en justifiant qu'il était absent du pays au moment des faits.


Une des personnes arrêtées dans le cadre de l’affaire "Radion’ny Gasy" aurait mentionné le nom du pasteur Lala Rasendrahasina comme étant le donneur d’ordre pour l’installation technique de la station en question. Il s’agit de, Tantely Rakotonarivo, directrice de l’orphelinat Topaza de la FJKM sis à Ambohimitsimbina où l’émetteur a été saisi. Ses aveux ont été rapportés avant hier par la Direction de la Sécurité du Territoire ou DST auprès de la présidence de la HAT qui se charge des enquêtes.

Lors d’une conférence de presse hier au siège de la FJKM à Analakely, le pasteur Lala Rasendrahasina a affirmé qu’il s’agit d’une diffamation et d’un harcèlement. Si la radio pirate était effectivement installée dans les locaux de l’orphelinat, la directrice des lieux est selon lui entièrement responsable de sa décision et n’a d’ordre à recevoir de personne. Il a d’ailleurs annoncé avoir été en Suisse du 16 au 22 février et à Toamasina du 23 au 27 février. A rappeler que le saisi de l’équipement a eu lieu le samedi 19 février.

Sur une éventuelle convocation de la DST, le président de la FJKM se dit être prêt à répondre présent. En attendant, les partenaires étrangers de la FJKM ont déjà été informés, d’après le pasteur Rasendrahasina. 

Pour anticiper toute forme de mécontentement en cas d’arrestation, il dit ne pas être en mesure de prévoir ce que vont faire les 3 millions de fidèles. Il a toutefois rassuré que l’Eglise n’incitera jamais ses fidèles à descendre dans les rues.

RMS


Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : La dissolution du gouvernement ne suffit pas, la Gen Z continue la lutte

  Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...