Accéder au contenu principal

La Troïka de la Sadc indécise ?

Orange Madagascar



Comme prévu, les membres de la Troïka de la Sadc , réunis à Livingstone (Zambie) depuis hier, ont commencé l'examen du dossier de Madagascar sur la base du rapport qui leur a été présenté par l'équipe du docteur Leonardo Simao.




Ce rapport n'est autre que la feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar, paraphée au Centre de conférences internationales d'Ivato (CCI) le 8 mars dernier. Mais entre-temps, les représentants des trois mouvances ont annoncé émettre leurs réserves sur cette feuille de route. Réserves qu'ils ont remises ou transmises aux médiateurs après une rencontre avec Marc Ravalomanana en Afrique du Sud.

Ce dernier a rallié la Zambie dans l'espoir de participer à cette réunion de la Troïka mais visiblement en vain. Sa présence à Livingstone, selon Fetison Rakoto Andrianirina, serait de donner les explications nécessaires concernant lesdites réserves au cas où on le solliciterait à cet effet.

A l'heure où nous mettons sous presse, aucune information n'est encore disponible en ce qui concerne la position de la Troïka par rapport à ce dossier de Madagascar. A part le fait que, selon le secrétaire exécutif de la Sadc , s'adressant à des journalistes présents sur place, « Tous les pouvoirs en place à Madagascar, l'actuel comme les précédents, devraient être les premiers à comprendre que la chose la plus importante est que la Grande Ile retrouve sa place dans le concert des nations. La réunion a pour objet de plancher sur les récents développements de la situation. Mais tout porte à croire que l'objectif final est de conduire le pays vers des élections… ».

Une source proche des trois mouvances indique que la Sadc s'apprêterait à rejeter la feuille de route présentée par Leonardo Simao. Par contre, une autre source plutôt neutre affirme que la Sadc envisagerait une toute autre option.

En tout cas, rien n'est sûr jusqu'ici et cela laisse supposer que la Sadc semble avoir quelque difficulté dans le traitement de ce dossier. Car, apparemment, les propositions fusent actuellement de tous bords dont la dernière en date est celle du parti « Tanora malagasy vonona » (TGV) qui s'en tient fermement à la feuille de route de Simao, soulignant dans son sillage les autres avancées déjà enregistrées dans le processus de mise en œuvre de celle-ci.
Attendre et voir!

Miadana Andriamaro




http://www.orange.mg/index.php?option=com_orangeinfo&newscatid=1&infoid=7474&task=view&Itemid=99999999 

Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : La dissolution du gouvernement ne suffit pas, la Gen Z continue la lutte

  Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...