Accéder au contenu principal

Comité militaire de salut public : Détermination reconfirmée

Midi Madagasikara

Les négociations tournent au ralenti entre le régime transitoire actuel et les Officiers supérieurs qui sont à l’origine de la mise en place du Comité militaire de salut public qui a été décidée, mercredi dernier, du côté de la Base Aéronavale d’Ivato. Aucune décision n’a été prise hier malgré l’existence des pourparlers au niveau des instances supérieures. A noter que tous les Chefs de Corps se sont réunis à Andohalo hier. Une réunion dirigée notamment par le Chef d’Etat Major Général de l’Armée Malagasy, le Général Ndriarijaona André et qui n’a pris fin que très tard dans la soirée. En tout cas, les Officiers supérieurs qui sont à l’origine de cette « mutinerie » ont reconfirmé leur détermination hier. A l’exemple du Colonel Coutiti Assolant qui a déclaré au cours d’un point de presse accordé à des confrères que « nous sommes en train de préparer quelques détails… Après cela, nous verrons ce qui va se passer si le régime transitoire continue de camper sur sa position ».

Réconciliation nationale. Il convient de noter qu’à l’exception des représentants de quelques organes de presse, aucun des journalistes, pourtant venus nombreux sur place n’a été autorisé à entrer à l’intérieur de la Base pour interviewer les leaders de ce mouvement. Et ce, bien malgré les longues heures d’attentes enregistrées depuis la matinée. Mis à part le Colonel Coutiti, le Général Rakotonandrasana Noël, le Colonel Ravoavahy, le Colonel Toto Vincent et le Colonel Charles Andrianasoavina ont également été présents à ce point de presse organisé dans la Villa de l’ancien Ministre des Forces armées sise à l’intérieur de la BANI. Tous ont expliqué que « nous avons décidé de mettre en place le Comité militaire de salut public afin de préserver l’unité nationale et de résoudre la crise ». Et de lancer un appel à l’endroit du peuple malgache et des éléments des Forces de l’ordre pour soutenir ce mouvement. D’après leurs explications, « les Forces armées donnent l’exemple d’une véritable réconciliation nationale à travers cette initiative puisque auparavant, nous avons été divisés par la divergence d’opinions ».

Davis R

Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : La dissolution du gouvernement ne suffit pas, la Gen Z continue la lutte

  Face à la pression populaire croissante, le président Andry Rajoelina a annoncé le 29 septembre la dissolution de son gouvernement. Cette décision intervient après des jours de manifestations qui ont fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés selon les Nations Unies, un bilan que les autorités malgaches contestent sans toutefois fournir de chiffres officiels. Un bilan humain tragique Parmi les victimes de cette répression figurent deux bébés qui auraient été asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l'ordre. Les protestations, qui avaient commencé pacifiquement, ont rapidement dégénéré face à l'intervention disproportionnée des forces de sécurité. Selon l'ONU, les forces de l'ordre sont intervenues avec une force excessive, lançant des gaz lacrymogènes, battant et arrêtant des manifestants. Certains policiers auraient même utilisé des munitions réelles contre la foule. Ces arrestations, qualifiées d'arbitraires par plusieurs o...

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...