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Perpétuité requise pour un carnage familial à Madagascar

AFP

PARIS — La réclusion à perpétuité a été requise vendredi devant la cour d'assises de Paris à l'encontre d'un Malgache et d'un Pakistanais accusés d'avoir décimé une famille française à la kalachnikov lors d'une fête de famille à Madagascar.

Le 22 avril 2001, alors qu'ils participaient à une réunion de famille dans la banlieue d'Antananarivo, cinq membres de la famille Remtoula, des Français d'origine indo-pakistanaise, avaient soudain vu faire irruption trois hommes en armes qui avaient ouvert le feu. Cinq personnes avaient péri, cinq autres avaient été blessées.

La tuerie avait provoqué un grand émoi dans la communauté des "karanas", Malgaches d'origine indo-pakistanaise, musulmans chiites, dont la plupart ont choisi la nationalité française à l'indépendance de la Grande Ile.

Une première enquête n'ayant pas abouti à Madagascar, la famille des victimes avait porté plainte à la Réunion auprès de la justice française.

Mamode Abasse Mamodtaky est "l'organisateur, le commanditaire, le participant et le bénéficiaire" de la tuerie, a dit l'avocate générale Annie Grenier, avant de requérir contre lui la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Selon elle, le Malgache a commandité le massacre à la suite d'un différend conjugal et financier avec son ex-épouse, Anita Remtoula.

L'avocate générale a requis une peine identique à l'encontre de son beau-frère en fuite, le Pakistanais Yohan Babar Ali, soupçonné d'avoir fait feu sur la famille à l'aide de la Kalachnikov.

Contre Jean-Marie Crozet, un Réunionnais qui aurait été recruté par Riaz Damdjy, le beau-frère réunionnais de Mamodtaky, pour participer à la tuerie, Mme Grenier a réclamé 30 ans de réclusion.

Pour justifier la réquisition plus faible, elle a expliqué que Crozet était certes "un mercenaire, un tueur qui a accepté de quitter La Réunion pour aller tuer des gens dans un pays où il n'a jamais mis les pieds" mais "l'organisateur, comme on l'a dit, c'est Mamodtaky : il tire les ficelles, c'est lui qui organise tout."

Enfin, elle a requis "entre 12 et 15 ans" à l'encontre de Riaz Damdy, "ce complice", "indispensable à l'exécution du contrat".


http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iPqVpXv6sATLm8gnmvD4CWmaCj2A?docId=CNG.813da8739d49daf927750e5cfcc70c60.471

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