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Madagascar : la HCC a confirmé les résultats du référendum sortis par la CENI

AFRISCOOP



La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) malgache vient de confirmer officiellement lundi dans son siège à Antananarivo, la capitale malgache, les résultats du référendum sortis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du 30 novembre dernier.

Le nombre d’électeurs a été de 7.151.223 tandis que le nombre de votants a été 3.761.977, et dont le taux de participation est de 52,61% ; le " oui " a remporté 74,19% tandis que le " non " à 25,81%. Les votes blancs et nuls ont été de 176.423, a indiqué le président de la HCC, Michel Rajaonarivony, lors de la cérémonie de déclaration des résultats officiels.

Michel Rajaonarivony a affirmé par la suite que la Constitution de la 4ème République est officiellement votée et il faudrait attendre 10 jours après cette proclamation pour que le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, promulgue cette constitution et la rendre effective.

Le Premier ministre de la HAT, le général Camille Vital ainsi que tous les membres de son gouvernement ont honoré de leur présence cette cérémonie de proclamation des résultats du Référendum du 17 novembre dernier.
Notons que ce référendum était le huitième tenu à Madagascar depuis le 28 septembre 1958, quand les malgaches ont voté pour l’autodétermination de Madagascar.

Selon la HAT, ce référendum est la solution pour sortir Madagascar de la crise politique qui a débuté en décembre 2008. L’ancien président Marc Ravalomanana a fermé la chaîne de télévision Viva TV, appartenant à Andry Rajoelina, qui était maire de la ville d’Antananarivo à l’époque, pour avoir diffusé un discours de l’ancien président Didier Ratsiraka reprochant Ravalomanana.

L’opposition entre Ravalomanana et Rajoelina s’est élargie avec les autres anciens présidents Zafy Albert et Didier Ratsiraka où Rajoelina est arrivé au pouvoir le 17 mars 2009 par un coup d’Etat.

Ainsi, ces trois présidents ont contesté l’organisation de ce référendum mais sont pour la mise en place d’une transition dirigée ensemble par les quatre protagonistes avant de décider la date des élections.

Rajoelina a nié ce point de vue des opposants et a décidé unilatéralement, encore une fois, la tenue de ce référendum que la communauté internationale et les autres oppositions démentent complètement et recherchent la négociation entre les quatre protagonistes avant de tenir les élections. (Xinhua)


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