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Quand Wikileaks parle de la Françafrique

La Françafrique n'était qu'une épisode
La Françafrique n'était qu'une épisode


TANANEWS

La présence française en Afrique laisse une traîne de réticences derrière elle. Depuis la crise de malgache qui dure maintenant plus de deux ans, fa France est souvent pointée du doigt pour donner plus de crédit aux Etats-Unis, reconnus pour être les plus grands alliés de Marc Ravalomanana à l’époque où il était Président. Mais les câbles de Wikileaks montrent une toute autre réalité.

La Françafrique s’affaiblit. La réforme de l’accord de coopération a été confirmée par Nicolas Sarkozy, lors du dernier sommet de la Françafrique. Une réforme qui a été adoptée suite à l’affaiblissement de l’emprise française sur ses ex-colonies. Ce fait qui se faisait constater depuis l’époque Chirac a obligé la France à entretenir des relations plus transparentes et plus « dignes » avec le continent Africain. Pour le cas de Madagascar, les accord militaires et économiques ont été renouvelés sous des clauses plus franches.

Une nouvelle ère, un nouveau partenariat. Jusqu’au terme du pouvoir de Marc Ravalomanana, les Etats-Unis étaient parmi les plus privilégiés dans le pays. Le président malgache qui était conscient de l’étendue de la politique Françafricaine éprouvait certains ressentiments envers la France, au point de renvoyer un diplomate français du territoire. Une prise de conscience sans doute, qui fait partie des pièces ayant mené à l’affaiblissement de la politique Françafricaine. Une aubaine pour les Etats-Unis qui voyait grandir son intérêt pour la Grande Île, ainsi que d’autres pays Africains. Ayant retenue une leçon de l’échec de la Françafrique, les Américains usait de moyens plus subtils, avec de meilleurs partenariats et accords que ceux proposés (ou imposés) France. Alors que les Etats-Unis viennent de trouver leur nouveau filon d’or, la France, elle, a trouvé un allié, d’une manière où d’une autre, qui pourra désormais prendre le relais sur le contrôle de l’Afrique.

Le « pourquoi » de l’accord. Les pays occidentaux voient l’expansion orientale, avec notamment la Chine, pendre sur leur tête telle l’épée de Damoclès. La cession du continent Africain au profit des Etats-Unis permettra à la France non seulement de garder ne serait-ce qu’un minimum d’intérêt, mais également de maintenir un certain équilibre Orient-Occident. Comme on l’a cité plus haut, les moindres gestes de la France est devenue alarmante pour les peuples du continent Africain. Les Etats-Unis quant à eux pourront plus subtilement endiguer les coopérations et partenariats de l’Afrique avec l’Orient, tant que son masque ne tombera pas.


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