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Les Etats-Unis se disent préoccupés

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« Le gouvernement américain est préoccupé par la récente succession de répressions politiques et la détérioration de l'environnement des droits civiques et politiques à Madagascar ». C'est la teneur d'une déclaration lue, hier à Andranomena, par le conseiller en Communication et aux affaires culturelles de l'Ambassade des Etats-Unis, Brett Bruen.


Depuis que ces événements ont eu lieu, c'est donc la première fois qu'un membre de la communauté livre clairement sa position sur la question. 

Les Etats-Unis évoquent ainsi le cas de l' « arrestation de célèbres dirigeants de l'opposition (ndlr : Fetison R. Andrianirina, Stanislas Zafilahy et le pasteur Edouard Tsarahame), de même que leur détention, pendant plusieurs jours, dans un endroit inconnu et sans accès à un conseil légal ». Les autorités américaines se déclarent également « troublés par des rapports indiquant des mauvais traitements subis par certains individus arrêtés au cours du week-end du 20-21 novembre, relativement aux événements du 17-20 novembre à la Bani ». 

Pour ce qui est de la liberté d'expression et de la presse, la déclaration souligne : « Les autorités ont constamment empêché tout groupe de l'opposition de tenir des manifestations pacifiques avant et après le référendum du 17 novembre (...) Nous sommes préoccupés par les menaces de fermeture des organes de presse qui rapportent des informations non favorables au régime », a-t-elle poursuivi. 

A ce sujet, le rapport établi par la Freedom house a relevé une forte dégradation au niveau de la liberté de la presse tout particulièrement depuis 2008. Parmi les points de repères soulevés par l'organisation figure la décision de fermeture, sous le précédent régime, de la station audiovisuelle Viva. Par la suite, il y eut celle des organes appartenant à Marc Ravalomanana. 

Au titre de ses actions, l'ambassade américaine à Madagascar compte poursuivre ses missions d'observation de ce qui se passe au niveau des droits de l'Homme. 

En attendant, les Etats-Unis de lancer un appel au régime en place et à tous les autres acteurs qui sont tous responsables, à respecter et à promouvoir davantage la protection des droits fondamentaux des citoyens. 
Nasolo R.

02/12/2010


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