Accéder au contenu principal

Madagascar : un américain soupçonné de trafic de bois de rose

AFRISCOOP

Le producteur d’instruments de musique américain, "Gibson Guitar", se verrait soupçonné dans le trafic illicite de bois de rose de Madagascar, a indiqué le quotidien Express dans son édition de jeudi.

Les cargaisons de bois de rose auraient sorti du territoire malgache, illicitement, pour les faire transiter en Allemagne avant de venir aux Etats-Unis, a indiqué Express.

D’après les fouilles systématiques effectuées par les agents fédéraux de Nashville dans la vallée de Tennessee aux Etats-Unis, des boîtes de guitare, des bois précieux et quelques documents, sans avoir réussi à remonter jusqu’à la tête de la filière, ont été saisis. Mais un aveu a été parvenu vers le mois de novembre 2009 au bureau du service de la faune et de la flore à Nashville, indiquant que "Gibson Guitar" est dans le collimateur.

"Les autorités américaines ont récemment intensifié la surveillance douanière et l’inspection des produits forestiers provenant de Madagascar, pour endiguer tout commerce illégal", a continué l’Express.

Notons que la Haute Autorité de Transition (HAT) a sorti un décret numéro 2010-141, interdisant toute exportation de bois de rose et de toute coupe de bois qualifiés de précieux ou d’ordinaires, pris en conseil des ministres le 24 mars 2009.

Le rapport du mois d’octobre 2010 des participants malgaches à la Conférence des parties sur la biodiversité (COP10) à Nagoya au Japon a indiqué qu’en 2009, le trafic de bois de rose a engendré une perte de 9 milliards d’Ariary, soit environ 52 millions de dollars à la caisse de l’Etat malgache. Et d’après ce rapport, près de 35.000 tonnes de bois de rose ont sorti du territoire malgache en 2009 qui devrait reverser près de 220 millions de dollars à la caisse de l’Etat.

(Xinhua)

Posts les plus consultés de ce blog

Madagascar : Le Colonel Randrianirina Michaël investi président dans un contexte historique

  Un tournant politique majeur pour la Grande Île Ce vendredi 17 octobre 2025, Madagascar a inscrit une nouvelle page dans son histoire politique avec l'investiture du Colonel Michaël Randrianirina à la présidence de la République. À 51 ans, cet officier supérieur qui commandait le CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle au Palais d'État d'Ambohidahy, à Antananarivo. Un soulèvement populaire décisif Cette transition politique trouve ses racines dans un mouvement de contestation débuté fin septembre 2025. Les manifestations, initialement déclenchées par les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, ont rapidement évolué vers une contestation généralisée du pouvoir en place. Les jeunes malgaches, regroupés sous la bannière "Gen Z Madagascar", ont dénoncé la corruption endémique, le coût de la vie exorbitant et la pauvreté généralisée qui t...

Pétard social ?

Madagascar Tribune mercredi 26 janvier 2011, par Patrick A. Deux ans déjà. Ou seulement deux ans ? Ce « lundi noir », le 26 janvier 2009, Antananarivo tombait dans un chaos imprévisible et indescriptible. Pillages et incendies échappaient à tout contrôle, et un vent de panique soufflait sur tout le pays. Au point qu’en contemplant un coucher du soleil que n’arrivaient pas à cacher les colonnes de fumée, l’on avait l’impression que n’importe quelle personne qui se serait dressée à ce moment là pour prendre le pouvoir l’aurait ramassé comme un fruit mûr. Qui plus est, elle aurait sans doute été acclamée comme le sauveur par une population apeurée. Tout paraissait préférable à cet effrayant néant auquel les Tananariviens étaient alors confrontés. Les occasions d’évoquer les aspects politiques de ce cataclysme n’ont pas manqué. Les lignes de partage sur ses causes, son déroulement ou ses conséquences ne manquent pas non plus, et deux ans après, nous ne sommes guère plu...